L’Hypnose pour traiter la phobie scolaire

L’Hypnose pour traiter  la phobie scolaire

Une phobie est une peur démesurée de l’école qui conduit l’enfant à éviter toute confrontation avec le système scolaire (cours, enseignants, autres élèves…). Notez que nombreux auteurs évitent la dénomination phobie scolaire et utilisent des appellations com

L’hypnose pour être en bonne santé et traiter la phobie scolaire

Si de nos jours il n’existe pas de chiffres officiels concernant la phobie scolaire, on estime à 4 ou 5% le nombre de jeunes qui n’arrivent pas à aller en cours. Parmi les symptômes: de crises d’angoisse, de l’anxiété, de la panique… suivis parfois de douleurs physiques (maux de ventre, maux de tête, palpitations), de cris et/ou de menaces (suicide,fugue…)

Il existeraient deux profils psychologiques prédominants dans la phobie scolaire: D’une part ceux où les troubles anxieux sont prédominants pouvant se traduire par une forte émotion au moment de quitter le domicile, souvent dû à la difficulté perçue au moment d’être jugé par ses camarades ou interrogé par l’instituteur.

D’autre part, ceux où prédomine un désintérêt par la scolarité, soit parce que l’élève à reçu de mauvais résultats scolaires, soit parce que l’enfant se sent incompris: notamment en cas de dyslexie, aphasie ou hyper activité. Il arrive alors que l’enfant porte son attention sur d’autres centres d’intérêt comme les jeux vidéos ou le sport.

L’hypnose pour le traitement des phobies scolaires

Nombreux protocoles hypnotiques permettent d’aborder les phobies et les peurs. Dans certains cas il s’agira de comprendre quels sont les facteurs pouvant être à la base des peurs, parfois il suffit de proposer à l’enfant des métaphores ou des jeux interactifs dans le but de re-booster la confiance en soi alors que dans d’autres formes de cas il sera nécessaire de désactiver le(s) processus étant à la genèse d’une forte anxiété.

me l’anxiété scolaire, le refus anxieux scolaire, la peur de l’école, le refus scolaire… qui semblent mieux adaptées.

Pourquoi dit-on que l’hypnose est une disposition naturelle chez l’enfant ?

L’hypnose s’appuie sur l’imagination, or, chacun sait qu’en la matière, les enfants sont rois ! Pour eux, l’imaginaire est réel du moins jusqu’à un certain âge. Ils sont tour à tour dragon, princesse ou chevalier et ont intacte en eux la magie « du comme si ». L’hypnothérapeute ne fait que profiter de cette disposition naturelle. De plus, l’enfant a un avantage sur l’adulte : il approche l’hypnose sans préjugés et sans peurs, et est ensuite plus enclin à pratiquer les exercices et jeux proposés par l’hypnothérapeute.

L’hypnose au cabinet est-elle différente de l’hypnose de spectacle ?

Absolument ! Un spectacle a pour but d’amuser un public. Les spectateurs les plus réceptifs sont sélectionnés et montent sur scène. Les effets sont spectaculaires mais l’hypnose est dans ce cas autoritaire et rigide (exemple, on vous demande de vous lever de votre chaise et de tendre le bras droit, vous le faites tout de suite sans broncher). Au contraire, l’hypnose thérapeutique accompagne le changement VOULU par la personne venue consulter. De plus, l’hypnose thérapeutique ne fait que proposer des solutions en prenant toujours appui sur les ressources de cette personne.

A partir de quel âge peut-on pratiquer l’hypnose chez un tout-petit ?Avant trois ans. Il existe des outils de distraction utiles pour réaliser un geste médical ou examiner un tout-petit, très sensible à son environnement sensoriel. Des stimuli comme le bercement, le toucher de matières moelleuses, la chaleur, etc, apportent une aide pour installer une atmosphère tranquille et rassurante. A cet âge, l’hypnose s’utilise de façon « saupoudrée ».
De 3 à 6 ans. L’enfant devient accessible au langage verbal et entre de plain pied dans l’imaginaire. Le recours aux jeux et aux contes hypnotiques offre de nombreuses possibilités. Le travail hypnotique peut être plus formel.
Après 6 ans. C’est l’âge de raison…. et l’âge idéal. Les potentialités de l’hypnose sont maximales à cet âge-là car l’enfant est capable d’imaginer mais aussi d’élaborer. Il devient alors très actif dans les jeux proposés.
A l’adolescence. Les possibilités de l’hypnose sont nombreuses à la condition que l’ado soit curieux et participatif…Une séance dure environ quarante-cinq minutes mais elle est souvent plus courte avec un petit. Lors de la première rencontre, le thérapeute s’entretient avec les parents et l’enfant afin de comprendre où se situe le problème et définir l’objectif de la thérapie. La séance d’hypnose proprement dite se déroule généralement sans les parents. L’enfant est assis sur une chaise ou dans un fauteuil. Pour les plus petits (7 ans et moins), l’hypnose débute souvent au travers d’une conversation. C’est l’hypnose conversationnelle pendant laquelle le thérapeute invite l’enfant à voir les choses sous un oeil différent grâce à certains outils de communication. Chez un enfant plus grand (à partir de 8/9 ans), des techniques de focalisation et d’induction plus formelles peuvent être proposées. Par exemple, on l’invite à focaliser son attention sur une sensation ou une image. Le thérapeute peut lui proposer simplement de fermer les yeux et laisser venir une image ou de ressentir son souffle… L’installation de l’hypnose est progressive et lors du travail, le thérapeute choisit des suggestions adaptées à l’âge et aux centres d’intérêt de l’enfant.

L’enfant est-il endormi pendant la séance d’hypnose ? Pourrait-il être manipulé ?

Chez l’enfant, l’hypnose est dynamique, parfois remuante. Il peut être calme bien sûr mais peut aussi bouger, parler et garder le plus souvent les yeux ouverts. A la différence de l’adulte qui a davantage l’air de dormir (ses yeux sont souvent fermés de façon à s’isoler du monde extérieur, il est immobile) mais il n’y a ni perte de conscience ni sommeil. Quant à la manipulation, n’y pensez pas. L’enfant est en thérapie, avec un professionnel formé. On ne peut pas hypnotiser quelqu’un contre son gré et les exercices ne se font qu’avec son adhésion et sa confiance.